France 1939-40
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      Composition et équipement des G.R.C.A. en 1939-40  
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Genèse des Groupes de Reconnaissance

Extrait du Militaria n° 43 (mars 89) Auteur : Jean de LASSALLE.

A la mobilisation de 1939, chaque grande unité (Divisions et Corps d'Armée) reçoit une formation de cavalerie chargée d'assurer à son profit des opérations de reconnaissance. Pour cette mission, les régiments classiques semblent trop lourds et on va mettre sur pied de simple groupes d'escadrons formant corps.

Suivant l'importance de la grande unité à laquelle ils sont affectés, ces groupes prennent le titre de Groupe de Reconnaissance de Corps d'Armée (GRCA) ou Groupe de Reconnaissance de Division d'Infanterie (GRDI).

En vertu des errements en vigueur pour les unités formant corps, les Groupes de Reconnaissance se distinguent par la présence de trois soutaches au lieu de deux sur leurs écussons bleu cavalier. Ces soutaches sont blanches pour les GRCA et vertes pour les GRDI, ce qui incite les premiers à se considérer comme Dragons et les seconds à se vouloir Chasseurs à cheval. Cette assimilation se traduit en particulier dans le choix des couleurs de képi que le règlement a omis de leur affecter.

A quelques exceptions près, les Groupes de Reconnaissance sont des formations semi-motorisées. C'est pourquoi la mobilisation fait éclater tous les régiments semi-motorisés de la cavalerie métropolitaine (9e Cuirassiers, 9e, 10e, 20e et 30e Dragons, 7e et 11e Chasseurs) afin de fournir un noyau actif à un certain nombre de GR. Ceux-ci auront l'avantage de pouvoir évoquer dans leurs insignes les traditions du régiment père.

Mais la majorité des GR, entièrement formé de réservistes, devront se contenter de rappeler soit leurs trois soutaches caractéristiques, soit leur double caractère hippo-moto, soit leurs origines géographiques. Au total sont mis sur pied 23 GRCA et 105 GRDI.

Le 6e GRCA : Affecté au 3e Corps d'Armée, le 6e GRCA est mis sur pied par le Centre Mobilisateur de la Cavalerie N°3, à Evreux, à partir d'un noyau actif fourni par le 7e régiment de Chasseurs à Cheval.
Le fer à cheval, évoquant la cavalerie, entoure la tête d'un Gaulois de la tribu des Ebroïciens posé sur un rappel de la patte de collet. La devise " DIEX AIE " signifiant " Dieu aide (nous) " est l'ancien cri de guerre des Normands.



Missions des Groupes de Reconnaissance
Extrait de la notice provisoire sur l’emploi des unités motorisées de la cavalerie - 1939
Les groupes de reconnaissance des Corps d'Armées et Divisions d'Infanteries motorisés
Les Corps d'Armées et Divisions d'Infanteries motorisés disposent de Groupes de Reconnaissance totalement motorisés, équipés en vue de remplir au profit de ces grandes unités les missions de sûreté dévolues normalement à la cavalerie. Parmi ces missions, la sûreté éloignée prend une importance essentielle en face d’un adversaire disposant, lui aussi, d’une grande capacité de mouvement.
Elle comporte de la part des Groupes de Reconnaissance
  • la recherche du renseignement;
  • la couverture contre les incursions d’engins blindés;
  • l’occupation de points importants dans leurs zones d’action;
  • la reconnaissance du réseau routier, en vue de son utilisation par les colonnes automobiles.
La recherche du renseignement est confiée à des reconnaissances composées d’A.M.D. et de motocyclistes, poussées sur les axes principaux. Elles éclairent, en principe, à portée d’étape en automobile (80 à 100 kilomètres).
La protection contre les incursions ennemies est assurée par des détachements motocyclistes appuyés de mitrailleuses et d’engins antichars, éclairés par des AMR.
Ils surveillent les voies d’accès à leur zone d’action.
En cas de rencontre avec l’ennemi, ces détachements appuient leur résistance aux points de passage forcés rendus infranchissables par des destructions ou des obstructions appropriées.
Leur action brise l’élan de l’ennemi, neutralise l’effet de surprise recherché par celui-ci.
Les gros des groupes de reconnaissance appuient leurs éléments avancés et occupent des points de terrain, des coupures, dont la maîtrise est indispensable à l’exécution des mouvements ou au développement de la manœuvre de la grande unité.
Il y a intérêt, pour de telles missions de résistance, à les renforcer d’infanterie et d’artillerie motorisée.
La reconnaissance du réseau routier est faite en vue de déterminer la valeur automobile des itinéraires, les possibilités de franchissement des cours d’eau. Elle peut être complétée par des éléments du train ou du génie qui marchent dans le sillage des détachements de sûreté de la cavalerie.
Dans une opération d’aile, l’action de la grande unité est normalement couverte et prolongée par son groupe de reconnaissance.
Dans le combat défensif, celui-ci prend le contact de l’ennemi, surveille attentivement ses mouvements, soit pour éventer une manoeuvre débordante, soit pour inquiéter ses flancs et mêmes ses derrières. De front, il s’efforce de le ralentir.
 
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