France 1939-40
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      Le soldat français en 1939-40  
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Les effets portés dans le paquetage

Différentes positions du sac supérieur
Le sac supérieur modèle 1935 peut être porté en position haute (C) ou en position basse (D). Dans ce dernier cas, les bretelles sont croisées dans le dos et les contre-sanglons sont bouclés en position médiane. La position basse, qui permet le port de l'arme en bandoulière, est en principe réservée aux combattants devant garder les deux mains libres : mitrailleurs, servant d'engins, grenadiers-lanceurs, téléphonistes, radios, signaleurs, ordonnances, conducteurs, cyclistes et motocyclistes.
 
Agencement extérieur de l'équipement

Le "paquetage de route" ou paquetage normal est celui le plus couramment agencé. En effet, une partie des dotations était transportée sur les véhicules de la compagnie : couvre-pieds dans la voiture d'allégement, sac inférieur dans la camionnette, campement collectif sur la cuisine roulante.
Il reste donc, sur l'homme :

  • Le sac supérieur, en position normale, avec l'outil individuel.
  • La musette à gauche et le bidon à droite (l'inverse pour les hommes armés du MAS 36).
  • Le sac de transport de l'ANP 31, tiré vers l'arrière, vu le volume de la musette.
    Lorsque le sac inférieur est porté, cette disposition n'est plus possible et l'homme doit se débrouiller pour tout faire tenir, tant bien que mal, autour de son bassin

Extérieurement, le sac supérieur modèle 1935 est aussi mis d'une grande courroie de charge (1,30 m, 34 trous d'ardillon) et de trois courroies de paquetage (0,75 m, 16 trous d'ardillon), l'une d'entre elles étant portée au côté gauche du sac.

 
Contenu du sac inférieur

C'est le "sac d'allégement", contenant les effets de rechange dont l'homme n'a en principe pas besoin avant l'étape du soir.
On y place :

  • Au fond : une chemise d'entretien (brosse à laver, habits ou chaussures, un jeu complet pour trois hommes).
  • Au milieu : une chemise, un caleçon, une paire de chaussettes, un mouchoir, une cravate.
  • Au sommet : la trousse à couture garnie, une serviette, un morceau de savon et des chaussures de repos dans un étui-musette.
 
Contenu du sac supérieur

Ce sac, porté en tout temps par le soldat, contient le paquetage de combat :

  • Au fond : la boîte à vivres de réserve et, enveloppées dans un chiffon, la boîte à graissage et la brosse d'arme.
  • Au milieu : le jersey kaki (s'il n'est pas porté sur l'homme) et la toile de tente pliée en accordéon.
    Les accessoires de montage, retirés du paquetage des troupes type Nord-est le 6 décembre 1933, sont rétablis le 23 septembre 1939. Si le couvre-pieds est emporté, il prend la place de la toile de tente et celle-ci est placée sous la plaquette du sac.
  • Au-dessus : une serviette, un morceau de savon, lacets de rechange et bonnet de police.
  • Pochettes latérales : chargeurs ou trousses à munitions (voir tableau) ou 8 grenades VB ou 6 grenades à main.
 
Contenu de la musette
  • Poche à munitions : chargeurs de FM et accessoires (voir tableau).
  • Poche principale : marmite individuelle, quart, cuillère, fourchette, couteau à conserves, vivres du jour.
 
Les outils
La notice du 22 janvier 1937 sur l'équipement modèle 1935 prévoit un nouveau systeme de port des outils sur le sac, tel que les outils puissent être sortis de leurs porte-outils sans que celui-ci ne se détache du sac. Pour obtenir ce résultat, certains porte-outils se voient rajouter des passants, et deux nouveaux porte-outils (pelle et pioche modèle 1916) sont adoptés. Auparavant, ces deux outils étaient portés fer nu sur les havresacs. Lorsque les outils comportent des manches démontables, ceux-ci sont glissés sous la pattelette du sac. Les photos ci-contre montrent le port réglementaire de la plupart des outils (infanterie et génie) sur le sac supérieur modèle 1935. Sur les douze outils présentés, seuls sept concernent le groupe de combat d'infanterie (voir tableau).
 
Le paquetage complet
Qualifié d'exceptionnel par le règlement, il sera bien souvent le lot quotidien du Poilu de 1940. Le paquetage est dit "complet" lorsqu'il comporte la surcharge des effets normalement transportés sur les voitures de compagnie. Avec les suppléments de dotation en effets chauds réalisés durant l'hiver 1939-40 (une petite couverture, un chandail ou jersey, gants et chaussettes en laine, sans compter les effets personnels), les paquetages de l'infanterie prennent vite l'aspect le plus hétéroclite.
 
Les chaussures

Chaque fantassin part en septembre 1939 chaussé d'une paire de brodequins modèle 1917, neufs (12) ou en très bon état (13), modèle parfaitement inchangé depuis la Grande Guerre.

En vue d'alléger le paquetage, il avait été décidé en décembre 1933 de supprimer la paire de rechange, en la remplaçant par un approvisionnement de précaution, fixée à 20 % de l'effectif, transportée sur les voitures à bagages. Admis en définitive, une seconde paire sera attribuée à la mobilisation aux "900 000 hommes marchant le plus", c'est-à-dire essentiellement les fantassins. Cette seconde paire sera distribuée, de manière déficitaire, sous forme de 500 000 paires de brodequins de repos modèle 1916 et 300 000 paires de brodequins de marche modèle 1917.

 
Le linge, les effets de toilette et de confort

Le linge réglementaire distribué au fantassin français en septembre 1939 se compose de :

  • Deux caleçons;
  • Deux chemises et deux cravates kaki modèle 1935;
  • Deux paires de chaussettes (1).
    Adoptées comme effet réglementaire en 1909, décrites à nouveau le 5 octobre 1933, elles existent en laine et coton (pour l'hiver) ou en coton pur (pour l'été). Elles sont confectionnées en trois tailles distinctes, identifiées par le nombre de liteaux (un, deux ou trois de la plus grande à la plus petite taille), qui peuvent être en coton blanc ou de couleur tranchant avec le fond. La nuance des chaussettes elles-mêmes n'est pas précisée ;
  • Deux mouchoirs de poche (2). Depuis le 4 mai 1927, ses dimensions sont réduites à 60 x 54 cm (auparavant 70 x 60 cm) et la toile employée peut être écrue. En 1939-40, les mouchoirs sont confectionnés en toile kaki au format réduit à 40 x 37 cm.
  • Une paire de bretelles de pantalon, modèle du 14 avril 1922 (3). La largeur des bandes élastiques, fixée à 37 mm minimum, est réduite à 30 mm sur les confections du temps de guerre (ici, bretelles datées du 2e trimestre 1940);

Les effets de confort consistent essentiellement en la ceinture de flanelle et le jersey modèle 1936 (4), étonnante innovation de l'Intendance, donnant au fantassin français de la Drôle de Guerre une silhouette absolument typique. Ce fin pull-over, remplaçant la vareuse dans le paquetage de campagne, comporte un collet chevalière (exemplaire daté 3e trimestre 1939 et comportant au bas une étiquette en toile pour l'identification du porteur).

Les seuls effets de toilette fournis par l'Intendance sont deux serviettes (5), de modèle inchangé depuis l'origine, et un morceau de savon (6), dont le poids est fixé à 50 g. Pour sa toilette, le Poilu de 1940 doit fournir ses effets personnels ou être l'heureux destinataire de la "trousse du soldat" offerte par Gibbs (7). Ce petit sachet contient du savon dentifrice (8), un blaireau (9), du savon fin (10) dont l'emballage contient aussi une publicité pour les brosses à dents de la marque et un rasoir démontable (11), le "Piccolo" dans sa petite boîte en acier kaki qui semble bâtie pour l'éternité. Autres éléments inappréciables de confort en campagne, la petite glace métallique (incassable) dans son étui de toile (12), le baume français pour les lésions de l'épiderme (13), la pommade anti-gelures du service de Santé (14) et, pour finir, le miroir pliant artisanal, souvenir inachevé de la guerre 1939-194… .

Source : Militaria magazine n░ 58 (juin 1990) - le Poilu de 1940
Avec l'aimable autorisation de François VAUVILLIER
   
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